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Les délicieuses notes musicales de mln: Jono McCleery, l’interview

Dans ma dernière chronique, je vous parlais du label Ninja Tune et plus précisément de l’artiste Bonobo. Aujourd’hui, c’est à un autre artiste de « l’écurie » que je souhaite consacrer les lignes qui me sont imparties: Jono McCleery. Son premier album « Darkest Light », auto-produit et financé intégralement par des fans sort en 2008. Puis, il signe sur le label londonien et produit un second opus « There Is », sorti en septembre 2011. L’artiste est rapidement décrit comme étant la nouvelle voix soul/folk de notre ère avec ce disque de soft pop, presque minimaliste…Grandement influencé par le jazz au sens le plus large et par ses légendes (John Coltrane, Nick Drake, Bill Withers, Jeff Buckley, John Martyn ou encore Nina Simone) il amène à la scène londonienne actuelle un esprit soul pas complètement profane. C’est vrai qu’on lui donnerait le bon dieu sans confession! Je l’ai rencontré dernièrement à Lausanne où il se produisait dans une petite salle tapissée de papier peint, subtile écrin dont l’assemblée compacte retenait sa respiration pendant que Jono, accompagné par un bassiste et un batteur, se produisait dans cette formation intime et adaptée au lieu. Vous connaissez sans doute ce sentiment lié à l’attente d’un concert, ce stress qui vous prend à l’idée de pouvoir être éventuellement déçu(e)… Et bien je ne l’ai pas été. Déterminée à ne pas en rester là, j’ai donc décidé de le soumettre à quelques questions. Je le remercie d’ailleurs de m’avoir accordé un peu de son précieux temps en pleine tournée. Voici donc en exclusivité pour vous l’interview de Jono McCleery par mln.

MLN – Votre second album « There Is » est sorti il y a quelques mois sur le fameux label anglais Ninja Tune. Qu’est-ce qu’un tel label peut apporter à l’artiste que vous êtes, qu’attendez-vous de lui ? Jono McCleery – Je pense que faire partie d’un label tel que Ninja Tune vous offre une certaine crédibilité parce qu’ils ont un incroyable catalogue, et la réputation de toujours sortir de la bonne musique. Ils ont aussi une large présence internationale, ce qui est très important pour un nouvel artiste tel que moi.

On vous compare parfois à Fink. A part la scène londonienne, y a t’il une autre scène qui vous inspire particulièrement ? Pas vraiment, je suis surtout inspiré par l’écoute de vieux morceaux, ainsi que par les musiciens avec lesquels je joue. Ma musique est avant le produit de cette combinaison.

Comment définiriez-vous votre musique en deux mots ? Sans vouloir avoir l’air prétentieux, je ressens ma musique comme étant du jazz-folk spirituellement guidé.

Dans quelles conditions faut-il écouter votre album pour en saisir au mieux toutes les nuances ? J’imagine que la meilleure expérience serait de l’écouter la nuit, après quelques verres de vin. On m’a aussi rapporté qu’il est bien pour se calmer, ou pour être créatif aussi.

On dit de votre musique qu’elle reflète le passé, le présent et le futur en même temps. Quels sont vos projets pour le futur, en particulier pour l’année 2012 ? Tourner autant que possible en Europe ; écrire et enregistrer un nouvel album, et aller en Amérique pour la première fois.

Un pertinent questionnaire selon JSBG:

  • Quel est votre plus grand vice? Le jazz. Cette musique me retourne, mais j’y retourne toujours.
  • Qu’est-ce qui vous fait peur? L’amour, les choses qu’il peut vous faire faire ou ressentir.
  • Vivre au 21ème siècle: plus facile ou plus difficile qu’avant? Plus difficile! Je n’avais aucune responsabilité au 20ème siècle, j’étais encore à l’école ;-)
  • Vous êtes plutôt Facebook ou Twitter? Les deux constituent sont de super outils pour un musicien, mais Facebook est plus fun et intéractif.
  • Qu’est-ce que vos parents vous ont légué de plus précieux? D’avoir accès à des instruments de musique, et la liberté d’avoir la permission de les utiliser.
  • Quelle serait la bande-son de votre vie? Auparavant j’aurais dit “Riverman”, de Nick Drake. Mais maintenant je vous répondrai “Acknowledgement”, de John Coltrane.
  • À quel moment précis avez-vous pris conscience de votre succès? À chaque fois que je me produits dans un nouvel endroit, c’est toujours un plaisir de voir le public arriver en étant déjà familier avec ma musique. Ça m’arrive relativement souvent.
  • Où vous voyez-vous dans 10 ans? J’espère ne pas être autant en tournée que maintenant, peut-être un peu plus posé, travaillant plus comme qu’une compositeur, et ayant le temps pour jouer plus de basse.
Merci Jono. Bonne écoute.                    – mln 

Écrit par mln

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