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Les délicieuses notes musicales de mln: Le déconcertant concert de Lana Del Rey

Ça y est la boucle est bouclée, j’ai: écouté Lana Del Rey, vu tous ses clips, lu sur elle, écrit sur elle, acheté l’album, vu son concert…bref, j’ai consommé tout ce qu’on peut consommer de cette artiste. Malgré cela je n’arrive toujours pas à savoir si j’aime ou si j’aime pas. Je vous explique. Mercredi passé, je me suis rendue au prestigieux Montreux Jazz Festival dans l’optique de juger la prestation de la diva et d’enfin guérir ma schizophrénie à son sujet (souvenez-vous). Contre toute attente, je n’en suis repartie que plus paumée. Sans vouloir vous infliger une description de ce déconcertant concert minute par minute, voici quelques unes des forces et faiblesses que j’ai pu constater au cours de ce court concert. Tout d’abord, quand on sait à quel point les premières prestations live d’un artiste peuvent soit avorter sa carrière soit la faire décoller, j’ai sauté au plafond en découvrant la formation qui l’accompagnait : 3 violons, 1 violoncelle, 1 piano, 1 guitare. C’est à mon avis une configuration très sensible pour une première tournée! Après une longue et pénible attente ponctuée des cris d’un groupe de fans américains visiblement fous amoureux, Lana entre enfin en scène, perchée sur ses sandales à 10 cm au dessus du sol. On a déjà vu plus à l’aise, mais étonnamment rien à voir avec le désastre dont on avait pu entendre parler. Le set, bien que trop court (9 morceaux en 45 minutes chrono) est bien ficellé. Cependant, un peu plus de punch n’aurait pas été de trop car on a à certains moments l’impression que tout tourne au ralenti. Par exemple, pourquoi avoir évincé « This Is What Makes Us Girls »?

Devant nous en chair et en os (plutôt en os…): Lana. Projetée sur l’écran en arrière scène: Lana. Ce doublon m’a d’abord paru inutile. Puis en fixant l’écran plus longuement, c’est en fait simplement dans son univers que l’on plonge avec il est vrai un peu d’ego trip, mais aussi des personnages Disney, des drapeaux américains, des voitures, etc. Et tout à coup, surprise, la belle se lance dans l’interprétation d’un nouveau morceau, « Body Electric » lors duquel la voix de l’icône prend par à-coups une ampleur qui donne des irrésistibles frissons. Cette intonation de voix sortie de nulle part, par moments presque caverneuse, se fera encore entendre à maintes reprises pendant le concert, comme des pics de puissance qui font qu’il est difficile de s’en détacher. Après avoir beaucoup embrassé le premier rang, au point que le reste du public la perde de vue pendant plusieurs minutes, Lana s’en est allée comme elle est venue, pressée d’en finir. Finalement, même si ce concert n’était pas inoubliable, le but est atteint: l’aura de Lana a envahi la salle, et les fans ont semblé rassasiés. À la sortie, moi je me suis sentie, comment dit-on… mi-figue, mi-raisin, toujours dans le doute par rapport à la qualité de la nana Lana Del Monte euh… Del Rey. Personnage iconique ou diva de conserve, mes doutes subsistent. Avant j’étais schizo, maintenant nous ne sommes toujours pas guéries.

Bonne écoute.                    – mln 

Écrit par mln

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