in

American Apparel et les vintage Swatch

Quel étrange sentiment que de voir ressurgir sur les catwalks et dans les rues des habits identiques à ceux qu’on a débarrassés honteusement quelques années au paravant, se jurant que Ô grand jamais on se glisserait à nouveau dans telle quétainerie.  A l’époque, on aura préféré le mettre aux ordures plutôt que de l’envoyer aux bonnes oeuvres et voilà que quelques années plus tard, la copie parfaite du pull en mohair qui vous faisait honte sur les bancs de l’école se dresse devant vous dans le métro. Et ce n’est pas sur un pauvre diable quémandant l’aumône qu’il se trouve, mais bien sur une jolie môme aux petits seins pointus comme un accent aigu! (ok c’est les baisers qui sont pointus dans la chanson, mais vous aurez compris l’image). Et quel désarroi de se dire qu’on aurait pu avoir l’air aussi cool si on avait gardé nos vieilleries. Pantalon taille-haute, panoplie gothique, jupette à fleur… tout revient à point à qui sait attendre. Et oui, si aujourd’hui c’est au tour des Nike requins de remonter à la surface, c’est qu’un jour ou l’autre on aura droit au revival de la patte d’eph’. Mais le plus dramatique dans tout ça, c’est que chaque retour de mode s’accompagne d’une nouvelle production, donc de nouvelles sources de pollution (je vous évite le détails de la chaîne de prod’ et du transport) et surtout de nouvelles dépenses.

Heureusement pour notre planète, mais pas vraiment pour notre porte-monnaie, certaines magasins se débrouillent pour acquérir des pièces d’antan en quantité suffisante pour en faire commerce, à l’instar d’Urban Outfitters et de sa collection Vintage qui sent bon la naphtaline et les sitcoms 90’s.

Une autre marque qui a compris que dans le champs sémantique de vintage se trouvent des mots comme rentabilité, écologie et mode, c’est american apparel. La marque, déjà connue pour son sens prononcé de l’éthique du travail, propose depuis quelques temps des deadstocks Swatch sur son shop online, ici. Qui n’a pas la nostalgie de la Scuba de ses 12 ans et des motifs criards qui l’habillaient? Maligne, la marque propose environ 160 modèles édités entre 1985 et 1999, sans négliger de s’octroyer une marge généreuse sur le coût initial. Au diable l’avarice! Savourons le délice de se pavaner avec pareil flashback au poignet et ce, sans avoir activé le levier de la production!

Pour info, American appareil présente 6 deadstocks d’autres marques horlogères ainsi que pléthores d’habits vintage  et accessoires remis au goût du jour.

–  Leïla Rölli

Écrit par Leïla

Joyeux anniversaire Twitter!

Christopher Mir et le Pop art au XXIème siècle