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Faire son shopping à la Superette – le festival!

Oui, je suis de retour sur JSBG pour vous parler d’un festival coup de coeur qui, j’en suis sûre, égayera votre automne: « La Superette, festival de musiques actuelles à tendance électronique ». La 9ème édition aura lieu les 25 et 26 octobre prochains à Neuchâtel, ma chère ville natale en Suisse. Ce festival a vu le jour en 2005 sous l’impulsion de collectifs et d’associations de la région neuchâteloise souhaitant relever un défi ambitieux à l’époque: faciliter l’accès aux musiques électroniques. Les organisateurs faisaient alors figure de précurseurs en proposant techno, house, expérimental, dubstep ou electronica. Aujourd’hui, alors que la space est partout même dans les pubs de voitures à la TV, le festival remplit toujours son rôle de supermarché des musiques actuelles en proposant sur un weekend une ribambelle d’artistes issus de l’univers des musiques électroniques. Mais la programmation s’est également ouverte à des styles musicaux plus larges tels que le hip-hop ou le rock. Bien loin du hard discount, le festival est qualifié à juste titre d’évènement pointu. On peut néanmoins y voir quelques mastodontes tels que Gramatik (ci-dessous) ou Machinedrum cette année.

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Comme je suis sympa, j’ai énuméré pour vous les cinq raisons de « faire ses courses » à La Superette :

À contre-temps: Contrairement à ces festivals où on rate un concert si l’on choisit d’en suivre un autre, à La Superette, le planning est conçu de manière à ce que la soirée se déroule selon un rythme naturel pour chacun/e. En effet, les organisateurs vous proposent un live expérimental en guise d’apéro au Centre d’Art Neuchâtel, un concert après le repas du soir au charmant Théâtre du Pommier et finalement une ambiance plus club à la Case à Chocs, la salle de musiques actuelles de Neuchâtel.

Les murs se déguisent: Pour marquer le coup, les trois dancefloors de la Case à Chocs, point de chute du festival, sont habillés visuellement par des projections vidéo. Cette année c’est le collectif Supermafia, dont il a déjà été question ici, ainsi que les VJS du Phoebus Creative Cartel, jeune collectif hyperactif de la région, qui s’y collent.

Yeux lasers: À chaque édition, un thème est choisi. Il est le fil rouge de la ligne graphique du festival et sert de base à la décoration des salles. Cette année les superwomen sont à l’honneur ! Mais que néni des superpouvoirs, la femme Superette représente une femme active, puissante et créative. Les Cat Women et autres suffragettes n’ont qu’à bien se tenir. Le sexe « faible » est d’ailleurs tout-à-fait bien représenté à la Superette et pas qu’en illustration car sept artistes féminines sont programmées. Un beau chiffre dans un milieu où elles sont encore trop rares !

Le ventre plein: Bien manger, c’est important. Surtout avant/après la fête ! C’est ainsi que pendant ce weekend exceptionnel, quelques restaurants choisis servent de savoureux Fish and Chips et des raclettes à déguster entre deux concerts. De plus, le DoubleR (meilleur restaurant de burgers de Suisse Romande à mon goût et croyez-moi j’en ai testé) tient un stand éphémère devant la Case à Chocs pour les fringales nocturnes !

Des mélodies dans la nuit: Finalement et simplement : rien de tel qu’une soirée musicale au chaud en cette période de régression solaire. Vos oreilles méritent de l’épicerie fine, même hors des périodes de soldes !

Bonne écoute.                    – mln

Écrit par mln

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