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Eléonor en Polynésie fait escale à Tahiti: le Faati!

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Le Faati en Tahitien veut dire faire le tour de l’île – quoi de mieux que de le faire avec une Tahitienne amoureuse de son île. Il est d’ailleurs difficile voire impossible de tomber sur un Polynésien qui n’aime pas son île et ce n’est pas un mal.

Après avoir été mise en contact par mon amie d’enfance dont la cousine est Tahitienne, je rencontre Rai, poète et écrivain, qui suite à un déjeuner propose de me faire découvrir son île. J’accepte avec grand plaisir à condition que je sois en charge du pique-nique. Dont Acte. Nous voici en route dès 10 heures pour arpenter par monts et par vaux les routes tahitiennes.

Premier stop à la pointe Venus afin d’admirer la vue malgré une plage de sable grisonnante par forcément idéale pour y passer la journée. La petite boutique locale est tenue par deux jeunes Tahitiennes aux cheveux longs, noirs et épais ornés d’une couronne de fleurs colorées qui fredonnent les airs de musique traditionnels. Une ambiance qui change de Marius que vous pouvez rencontrer au marché de Papeete, un quarantenaire dont les deux canines lui manquent et vend exactement la même chose que ces jeunes filles (c’est-à-dire : monoï maison dans des bouteilles en plastiques non labellisées- à base de ylang-ylang, fleur de Tiaré, noix de coco… Ainsi que IMG_4504couronnes et paréos en tissus tahitiens ou bijoux de nacre et de coquillage) mais avec une approche bien différente.

« Tu es Américaine ou Suédoise toi ! » m’aborde-t-il.

Je lui réponds poliment que malheureusement pas. « Alors tu es célibataire ? »

Euh …Elle dit qu’elle ne voit pas le rapport la dame. « Non plus… »

« Ah, » réponds Marius un peu embeté, « parce que moi je cherche une femme. » Voyant son désarroi, je lui ai promis que j’en toucherais un mot à mes amies célibataires. Son sourire édenté à ma réponse m’avait donné le sourire tout le chemin du retour, étonnée de l’aplomb du gaillard. Âmes célibataires, foncez !

Jeunes filles, sachez tout de même que tous les tahitiens sont en général mariés avec des enfants et cela très jeunes, mais cela ne les empêche pas de draguer à tout va, et plus si affinités. C’est une des raisons qui explique pourquoi les tahitiennes sont aussi jalouses.

Bref, après quelques achats nécessaires personnels ou pour votre entourage,  il faut faire la randonnée des 3 Cascades qui prend 2 à 3 heures, où vous aurez l’occasion de vous mouiller sous chacune d’entre elles. Si vous êtes pris par le temps (ce qui ne devrait pas arriver en vacances mais sait-on jamais) il y a la possibilité de faire celle de Faone, seulement 10 minutes à pied. Si accompagné d’un chamane, et pas n’importe lequel, l’eau de cette cascade est supposée être miraculeuse, soignant toutes les blessures du corps et de l’âme. Je n’ai pas les connaissances nécessaires pour rentrer dans les détails, mais il y a une histoire d’ouverture de chacras, d’énergie à laisser passer et deux, trois autres trucs un peu mystiques.

IMG_1814Si vous êtes a Tahiti aux alentours de juillet/août, vous aurez la chance d’apercevoir les magnifiques pirogues de courses comme celle Yukulea ou Faafaite.

Chaque nom de pirogue a sa signification, Rai Chaze (de son nom d’auteur complet) court dans celle de Faafaite dont le nom signifie « réconciliation », car cette réconciliation est faite entre la pirogue et ses marins avec l’océan, leurs habitants (poissons, baleines, requins) et les peuples d’origine séparés à l’époque par la colonisation.

Ayant appris que les pirogues étaient actuellement dans la baie de Tautira, sur Tahiti Iti (Nui = grand, Iti = petit) nous sommes allées y faire un tour. À quelques kilomètres de là, sur le bord de la route, il y avait un lagon d’eau translucide et un petit morceau de sable blanc. Ni une ni deux, parquées sur le bord de la route, pique-nique sorti, nous étions en maillot de bain en train de déguster un poisson cru à la tahitienne préparé par mes soins : morceaux de thon blanc mariné dans du lait de coco avec un peu de citron vert avec carotte, chou, et concombre râpés sur un lit de nouilles au curry et lait de coco. Si c’n’est pas le paradis ? Un paradis accessible à tous (une fois atterri bien sur !)

Avant de se refaire surprendre par la nuit, faire un tour sur la plage de la vague mythique de Teahuppo – une des vagues la plus grande et dangereuse au monde – elle est puissante, elle est rapide et elle est grosse. J’ai eu la chance de faire la connaissance de Dunkan, un « Teahuppo boy » me clame-t-il fièrement en se faisant un check sur le haut de son torse tatoué et musclé par les heures passées à surfer ce monstre. Les Teahuppo Boys sont très accessibles, très avenants et très connus d’île en île. Ils seront toujours présents pour vous montrer, vous raconter, vous expliquer, car c’est « leur terrain de jeu », ils y connaissent donc les moindres recoins.

La vague étant sur la barrière est donc peu distinguable de la plage. Mais rdv pris ou à prendre courant du mois d’août pendant la compétition mondiale de surf afin de voir la vague de plus près.

Tahiti Nui et Tahiti Iti qui normalement se font en 2-3 heures nous auront pris presque trois fois plus mais ça en valait tellement la peine !

Tahiti bouclé – il est temps de changer.

– Eléonor Picciotto  IMG_9679

LES BONNES ADRESSES:

Adresses shopping:

  • Marché de Papeete
  • Boutique de produits locaux à la pointe Venus
  • Musée de la perle

Adresses hôtels:

Adresses restaurants:

  • Se poser sur la terrace de l’Intercontinental pour un apéro ou un déjeuner
  • Drink’Up petit snack pour le déjeuner à Papeete
  • Blue Banana pour le dejeuner sur un ponton un peu en dehors de la ville
  • Pique-nique sur la plage de Tautira
  • Pique-nique sur la plage PK18

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Écrit par Eléonor

Commentaires

  1. Fervente et fidèle lectrice de votre blog, je trouve malheureusement que cet article n’est pas à la hauteur de ce que nous avons le plaisir de découvrir d’habitude dans vos pages : photographies de piètre qualité, le texte, carrément l’ennui, et pourtant le sujet est Tahiti ! Dommage, à ne pas refaire.

    • Avant tout merci de nous suivre et de participer à la vie de notre blog en nous faisant vos commentaires. Les chroniques d’Eleonor ne sont pas un guide de voyage en tant que tel, mais reflètent le réel vécu d’une voyageuse confirmée, avec les hauts et les bas qu’un périple comporte. Les photos, tout comme le texte, sont donc le témoignage d’une expérience personnelle dans un endroit donné, et ne se veulent en aucun cas un guide exhaustif. Le but est d’offrir à nos lecteurs une tranche de vie, d’impressions et de sensations à tel ou tel endroit de la planète, tels qu’ils sont perçus. L’intitulé même des chroniques, dans lequel figure le prénom de l’auteur, sous-entend ce parti pris rédactionnel. Merci d’avoir pris la peine de nous donner votre impression, et nous nous réjouissons de vous compter parmi nos lectrices à l’avenir encore :)

      • Lectrice quasi-quotidienne je demeure, sans nul doute ! Merci pour votre réponse, il est vrai que la barre est haute pour vos contributeurs(trices) et mon précédent commentaire n’est finalement que le résultat d’une acclimatation à un niveau de lecture de très haute qualité.

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