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Un coin de verdure

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En faisant mon jogging le week-end passé, je suis tombée sur cette super jolie installation devant le musée de l’Hermitage, dans le cadre de Lausanne Jardins. «n’Pod», ça s’appelle. Ouah, je me suis dit, ce serait sympa ce truc, chez moi, ça me ferait de la verdure, mais super design.

Rien que l’idée, ça m’a filé une pêche, je me sentais devenir le Patrick Blanc du jardin en pot.

Mais comme j’ai les pouces rouges à force de ne pas les avoir verts, je me suis un peu rencardée sur la question des terrariums, puisque c’est comme ça que ça s’appelle. Et j’ai découvert qu’il y avait deux options en la matière: les plantes grasses et les autres. Comme la variante «plantes grasses» est plus simple à gérer, j’ai opté pour celle-ci. Hop, direction mon garden centre préféré. Grand moment de solitude au rayon cactus: «Euh, vous en avez qui ne piquent pas?» Non, parce que je ne sais pas vous, mais moi, l’idée de mettre un truc agressif chez moi alors qu’il suffit de monter dans le métro pour avoir sa dose, on oublie. Je veux des trucs tout doux qui ont des formes arrondies, c’est pas compliqué ou bien?

La dame du garden centre a soupiré, s’est fait à l’idée qu’elle avait hérité de la Cliente Cinglée du Jour et m’a dégotté des plantes grasses à feuilles arrondies.

Non mais.

Elle m’a aussi donné quelques (précieuses) autres règles à suivre que je vous livre avec quelques remarques inspirées de ma pratique de l’exercice:

  1. Choisissez un contenant où vous arrivez à glisser une main. Sinon, ça va être coton pour arranger les plantes, et je ne vous parle pas de l’arrosage. Bonbonnières, gros bocaux, vases… mais visez assez gros. Ou assez ouvert. Ou soudoyez un enfant.
  2. Sélectionnez des plantes qui ont le même genre de besoins. En gros, basilic + cactus, un qui boit et l’autre pas, c’est comme dans la vie, ça ne va pas le faire.
  3. Un terrarium en bonne santé = un terrarium bien drainé. Donc: une couche de billes d’argile + une couche de terre et max un dl d’eau tous les 10 jours si on opte pour des plantes «normales»; du sable (coloré, si ça vous amuse – j’en ai pris du noir…) si vous optez comme moi pour les plantes grasses. Et là, c’est un dl d’eau par mois, en gros. Ou un arrosage dès que les belles vertes mollissent de la feuille.
  4. Equipez-vous: un gros pinceau pour balayer les restes de terre sur les parois, une petite pelle (bon, une cuillère à soupe ça ira aussi) et un arrosoir fin (vous pouvez aussi recycler un petit pot à lait ou celui de votre fer à repasser…) pour donner à boire à tout ce beau monde.

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Voiiiiilà. Je ne vais pas vous dire que ça m’a pris deux minutes et trente secondes pour bricoler la chose, mais j’y suis arrivée, autrement dit, c’est à peu près à portée de tout le monde.

Reste à savoir combien de temps tout ceci va survivre. Et combien de temps je vais marcher sur du sable dans ma cuisine.

Je vous ai dégotté quelques photos de terrariums sympas sur mon Pinterest , et franchement, y en a plein qui font vraiment envie.

Sylvie UlmannLa Page Blue

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Crédits photos: © La Page Déco

Écrit par Sylvie

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