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Ma Berlinale 2015 – 50 Shades of Grey

dakota
Je suis consciente que certains savent déjà ce que je m’apprête à écrire mais il me semble important de le souligner. Je ne vais pas m’attarder à énumérer les défauts de Fifty Shades of Grey.
Il y en a beaucoup, certes, mais Fifty Shades of Grey n’a jamais eu pour objectif de décrocher un oscar. Que vous aimiez ou non le film, dès que vous en parlez, vous travaillez pour ceux qui l’ont créé (moi la première). C’est de la publicité. C’est aussi valable pour les gens qui appellent au boycott. Est-ce que le film est une incitation à la violence conjugale? Peut-être. Est-ce que le film est une insulte envers les femmes? Certainement. Mais appeler au boycott pour un film, c’est comme faire de la prévention contre le tabagisme. Les gens n’aiment pas les interdictions. C’est une pratique marketing courante, ceux qui se sont battus pour regarder « the Interview » au nom de la liberté d’expression auraient peut-être dû se demander à qui profitait vraiment le « Sony Hack ».
Le succès de Fifty Shades of Grey était tellement prévisible qu’il n’était pas nécessaire d’engager des acteurs connus. Un acteur connu coûte cher. Mais sa seule présence garantit une « fan base » solide qui ira voir le film, soit un apport monétaire. C’est la raison pour laquelle on voit souvent un acteur obtenir le titre de producteur dans le générique (vous ne pensiez pas sérieusement qu’entre deux prises les acteurs s’amusent à établir des budgets, n’est-ce pas?). Pour en revenir au boycott, si vous avez moins de 12 ans (comme pour les cigarettes, la limite d’âge ne représente pas la tranche d’âge visée) ou plus de 35 ans, vous n’êtes pas le public cible. Fifty Shades of Grey génère déjà des millions, les prochains volets ont été annoncés. Le meilleur moyen de lutter contre les films que vous n’aimez pas, c’est de ne pas les regarder. C’est aussi simple que cela.

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Écrit par Myriam

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