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Alfa Romeo lance deux bombes pour fêter les 110 ans : voici les Giulia GTA et GTAm

Alfa Romeo avait annoncé de longue date qu’une grosse surprise serait dévoilée en date du 2 mars. Ça tombe bien : c’est aujourd’hui. Alors que celle-ci devait initialement être dévoilée au Salon de l’automobile de Genève, son lancement a eu lieu online, Coronavirus oblige. Mais pas de quoi être déçu : ce n’est pas une mais deux bombes qu’Alfa vient de lâcher. Voici la Giulia GTA et GTAm! Ou, si vous voulez vous la jouer à l’Alfista pur jus, dites-le en toutes lettres : « Alfa Romeo Giulia Gran Turismo Alleggerita modificata ». Ça claque non? 

Pour fêter ses 110 ans, la marque au griffon fait fort. Dans l’ordre, commençons par la GTA. Sur base de Giulia Quadrifoglio (il y a pire), les sorciers milanais ont d’abord procédé à une petite cure amaigrissante. Normal : le A dans GTA signifie « alleggerita », soit allégée en italien. Ici, l’on compte 100 kilos envolés. C’est énorme! Sous le capot s’agite toujours l’extraordinaire V6 cotant 2,9 litres biturbo, aux lointaines origines Ferrari. Déjà pas vraiment atone dans la Quadrifoglio, il se voit gratifié de 30 pur-sangs supplémentaires, passant à 540 chevaux. Oui, M3 et autres C63 AMG, doivent un peu avoir la tremblote en ce moment. Il faut dire que la GTA n’est pas tant compatible avec une belle mise en plis : le rapport poids-puissance tombe de 3.17 kg/cheval dans la Quadrifoglio à 2,8 kg/cheval dans la GTA. Forcément, ça va décoiffer. Côté look, l’on note une face avant dotée de plus larges narines, des ailes élargies, une grosse double sortie d’échappement centrale et un becquet de coffre en carbone. 

Et comme si cela ne suffisait pas, arrive la version GTAm, qui ne sera produite qu’en édition limitée à 100 pièces. Pour faire simple, une voiture de course à peine tolérée sur route. Dites adieu aux sièges arrière : ils sont remplacés par un arceau cage, un compartiment à casques et un extincteur. Sièges baquets et harnais de course complètent la panoplie. Au diable aussi les éléments de confort et d’insonorisation. Grosse ambiance. A l’extérieur, Alfa n’y est pas allé de main morte non plus. Lame en carbone à l’avant, élargisseurs d’ailes tout sauf discrets, écopes d’aération disséminées un peu partout et aileron  de coffre surdimensionné (coucou Merco 190 2.5/16 Evo 3!). L’objectif semble très clair : aller reprendre à Jaguar le meilleur temps des berlines sur la piste du Nürbürgring, un record que Jaguar avait piqué à la Giulia Quadrifoglio grâce à une XJS plus apparentée à une voiture de course que de route. Alfa a bien compris la leçon, et ça risque de faire mal! Un exemple : le 0 à 100 km/h est annoncé en 3,6 secondes. La berline supersonique!

On se réjouit grandement – et c’est rien de le dire – de pouvoir essayer ces deux monstres. Auguri Alfa Romeo, quel bel anniversaire!

– Jorge S. B. Guerreiro

Écrit par jsbg

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